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Conclusion

Pour finir ce mémoire j’aimerais relier cet écrit à mon travail. Pour cela je vais vous présenter le projet //sal***// qui est une installation vidéographique de 6 minutes 21 réalisée en 2021. Cette installation part d’un texte, un mythe qui se répète inlassablement, celui de la salope. Après ma lecture de Toutes des salopes, comment faire d’une insulte un étendard féministe d’Adeline Anfray, j’ai fait le constat d’une dualité constante qui déchire les femmes. 

Trop sexy ou trop prude, trop féminin.e ou trop masculin.e, toujours trop quelque chose.

Le regard porté sur la femme est toujours critique, toujours stéréotypé.

Ceci est un point important exposé au dessus, les bimbos sont trop sexy, trop stéréotypé.e.s pour certain.e.s “féministes”. Au sein même des luttes féministes cette dualité déchire.

 Dans le projet //sal***// le corps tient une place primordiale ; dans un premiers temps ce corps subit les stéréotypes, il en est même transformé, ainsi la protagoniste de ce projet se retrouve le corps séparé en trois entités.

Ce mythe de la salope qui c’est répété encore et encore au cours du temps a fini par se retrouver bloqué dans le numérique, est-ce  peu- être alors le moment de sa libération ?

//sal***//, installation vidéo, prise de vue de Marie Lelouche, 2021

//sal***//, installation vidéo, prise de vue de Marie Lelouche, 2021

J’utilise le numérique comme une possibilité de libération car comme nous l’avons vu plus haut il est vecteur d’ouverture de la parole des femmes. Pour approfondir mon propos, je me demande si le numérique, la robotisation et la chirurgie ne pourrait pas être une possibilité d’émancipation des genres, comme nous avons pu le voir avec le travail d’ORLAN et d’Alicia Amira. L’exploration des images stéréotypées féminines et de ses codes ont commencé à m’intéresser lorsque j’ai commencé à me prendre de passion pour les sextoys : pour leur texture, leur couleur ainsi que leur univers marketing. Il s’agit surtout en réalité de l’ utilisation des images dominantes et stéréotypées. Entre deux eaux, les sextoys étaient dans un premier temps vecteur d’oppression puis sont devenus émancipateurs pour les femmes, symbole de libération sexuelle et de maîtrise de leur corps, de leur plaisir. Par la suite, ces sextoys ont développé chez moi un intérêt esthétique ainsi que sociologique par le biais de la robotisation de la sexualité et les questions transhumanistes que cela soulève. Ces questionnements transhumanistes qui touchent à la chair et au plastique sont donc à la source de mon intérêt pour la figure de la bimbo ; Je les ai ici mis en relation avec des artistes afin de soulever des problématiques de genre dans l’image, images qui me nourrissent depuis toujours. 

 

Sans titre, peinture à l’huile sur toile, 89x116cm, 2021

Danaé, extrait sous capture d’écran, projet en cours, 2021-2022

Sans titre, peinture à l’huile sur toile, en cours, 54x65cm, 2021-2022

Sans titre, peinture à l’huile sur toile, peinture à l’acrylique sur plastique, 205x205mm, 2021

Sans titre, peinture à l’huile sur toile, 22x27cm, 2021

Je tiens à remercier dans un premier temps l’école Supérieure d’art du Nord-Pas de Calais site de Tourcoing. Toute son équipe éducative ainsi que son équipe technique et administrative, Marie-Thérèse, Claude, Yann, Fabrice en particulier qui m’ont accompagné durant ces cinq années.
Marie Lelouche, que je remercie très chaleureusement, a su m’aiguiller durant cette formation, ses conseils ont toujours été bénéfiques et percutants dans ma pratique. Lors de ce deuxième cycle mouvementé par la covid et des problèmes personnels, Marie Lelouche a su m’aider à m’organiser et à me motiver, elle a été un réelle moteur pour la réalisation de ce mémoire en en étant la référénte.
Je tiens à remercier Richard Skryzak, mon deuxième référent de mémoire. Richard a su dès le départ voir où je voulais emmener cet écrit et m’a soutenue pour cela. Merci de m’avoir soutenue pour la forme de mon mémoire, cette idée de site web vous l’avez faite germer dans mon esprit il y a bien longtemps, lorsque j’étais en début de cursus.

Je remercie Théo Carenou sans qui la réalisation de ce site web n’aurait été possible, merci de m’avoir accompagné tout le long de ce travail.
Pour finir j’aimerais remercier Valentine Achte, une personne qui en très peu de temps est devenue très chère à mon cœur. Merci pour la correction de ce mémoire, je n’aurais pu réussir seule, merci pour nos discussions ainsi que tes conseils. Plus largement j’aimerais remercier tous mes amis de l’entresol, avec qui j’ai passé deux années passionnées. L’école Supérieure d’art du Nord-Pas de Calais m’a offert 5 précieuses années de formation, même si je garde certains regrets, cette formation a tout de même suscité chez moi une profonde curiosité. Je tiens tout de même à rappeler à mon école, sans oublier les bienfaits qu’elle a pu m’apporter, qu’il est important de ne pas invalider la parole des élèves et que nous en sommes aussi le cœur.